• Mode & Analyse

    Copier les it-girls internationales, de New-York à Copenhague

    copier les it-girls internationales

    upgrade ton style en copiant les fashionistas de la planète

    La féminité & la mode à international

    Comment copier les it-girls internationales ? Force est de constater qu’il n’y a pas que la « Parisienne » qui a du chien ! Paris ne règne pas seule sur la scène internationale de la mode. Aù delà de la Parisienne, il y a aussi la New-Yorkaise, la Londonienne, la Milanaise & depuis quelques saisons, elle fait une entrée fracassante dans la sphère mode internationale : la Scandinave ! 

    Bien que la mode tend à s’uniformiser tout autour de la planète, chaque pays à sa vision de la mode & du style. Zoom sur la mode & la féminité dans les 4 capitales des « fashion weeks ». Les icônes mode, le dressing idéal, comment twister nos looks & puiser dans les codes de la féminité au delà de l’Hexagone ! Bien plus qu’un style, c’est la culture, la vision de la femme & de la féminité qui est véhiculée. 

    Dans un autre genre, retrouvez mon analyse du mythe de la Parisienne, pour adopter  l’élégance « so frenchy » ! 

    Comment copier le style de la New-Yorkaise ?

    De l’autre côté de l’Atlantique, c’est « la New-Yorkaise » qui déchaîne les passions. A nuancer avec « l’Américaine », casual ou au contraire « too much » l’Américaine a une définition toute particulière & singulière du style & de la mode. La notion de style à New-York tout comme aux Etats-Unis de manière plus générale, est étroitement liée au positionnement social. Ainsi, nous (en tant que Frenchy) nous les jugeons soit « overdressed », « showoff » soit l’exact opposé. 

    La New-Yorkaise, Café Latte Starbucks dans une main & son smartphone dans l’autre, arpentant les rues de Mannathan aime être à l’aise dans ses fringues & toujours avec beaucoup de style. Souvent inspirée des courants sport & casual, les New-Yorkaises nous ont par ailleurs donner la leçon sur le port des des sneakers à la ville & au bureau ! 

    Mais, le style New-yorkais ne se résume pas qu’au casual. Surtout lorsqu’il s’agit de se rendre à des soirées, ou alors au bureau. Les New-Yorkaises ont aussi un style très sophistiqué, beaucoup plus que les Françaises, en passant par le brushing, le maquillage, … 

    En pratique, ça donne : 

    • Une bonne paire sneakers. Tennis, Running, dad shoes, peu importe pourvu qu’elle soit à vos pieds en toute circonstances ! 
    • Privilégier les pièces sport wear & preppy pour un côté plus sophistiqué
     

    Le dressing idéal : New-Yorkaise

    NEW-Yorkaises à suivre ...

    Olivia Palermo it-girl new-yorkaise
    @oliviapalermo
    street style new york
    @leandramcohen

    s'habiller à la Milanaise, Comment ?

    A Milan, c’est une tout autre vision de la mode. Les Italiennes ont un style féminin & glamour. La féminité s’exprime par beaucoup d’élégance & de sophistication. Pour copier la mode à l’Italienne, les règles de bases sont les suivantes : 

    • La qualité prime sur la quantité ! 
    • La bonne lingerie. Des ensembles qui matchent & de qualité. 
    • Le bon investissement. De bons basiques, dans des couleurs neutres, c’est le secret de tous vos looks ! 
    • Les bonnes chaussures. L’Italie étant le pays de la chaussures, faites lui honneur !
    • Le sac à main, pour finaliser un look, votre sac apportera la dernière touche de féminité ! 
    • Retenir que : Chaque jour est une occasion spéciale de porter ce dont vous avez envie.
    La femme Italienne est sexy, sait mettre en valeur ses atouts avec un juste dosage d’attitude « Drama Queen » qui fait tout leur charme. Ultra élégantes & un tempérament bien trempé, les Italiennes représentent « la main de fer dans un gant de velours ». 

    Le dressing idéal à milan

    L'italienne à suivre ...

    Street style Italie mode
    @chiaraferragni

    Copier le style british Comment s'y prendre ?

    Deux visions de la féminité cohabitent à merveille dans le coeur des Londoniennes.  D’une part le classicisme, incarné par le fameux trench Burberry, l’imprimé Liberty d’Arthur Liberty ou encore le style Romantique presque Victorien de Laura Ashley. D’autre part, le punk-rock grunge du Londres under ground qui a connu ses heures de gloire dans les années 70-80, à l’instar de Vivienne Westwood, créatrice anti-conformiste, qui provoque & choque avec un style avant-gardiste en se servant de la mode comme un outil politique. 

    Le style des Londoniennes se caractérise par une absence de règles en matière d’associations de couleurs, d’imprimés, l’audace prime & casse les codes. 

    La base pour copier le style si singulier des Londoniennes : 

    • Quelques pièces classiques : comme un trench, des mocassins à glands, du tartan, du fleuri Liberty
    • Des pièces rock : T-shirt à message, pantalon en vinyle, mini jupe (crée par Mary Quant)

    La panoplie mode de londres

    La it-girl à suivre

    street style anglais mode
    @alexachung

    Le style Scandinave à suivre de très près ...

    L’art du minimalisme & le travail sur les couleurs est parfaitement maitrisé par les fashionistas Scandinaves. Un style ni trop ni trop peu est le mantra mode des filles du Nord qui arborent un style pointu. 

    Effortless, est le nouveau chic ! Pour adopter le style des nouvelles it-girls de la fashionsphère il faut :

    • Miser sur des pièces oversize & bien choisir les coupes. 
    • Oser & doser, notamment dans le choix des couleurs, camaïeux de pastel, nude ou acidulé. 
    • Confort & minimalisme : on peut s’inspirer chez COS ou ACNE STUDIO.

    La panoplie mode de copenhague

    La it-girl à suivre

    karoline dall street style scandinave
    @karodall

    Les marques jouent avec les clichés ...

  • Mode & Analyse

    Le Mythe de la Parisienne – Mode & Lifestyle

    Qui est cette créature des boulevards & faubourgs ?

    La parisienne : elle inspire autant qu'elle exaspère

    le mythe de la parisienne

    Le mythe de la Parisienne fait couler beaucoup d’encre depuis des décennies. Idéalisation de la femme, cette femme à laquelle on a toutes envie de ressembler alors qu’en réalité elle nous agace autant qu’elle nous fascine. « La Parisienne », c’est quoi ou plutôt c’est qui ? Personnification de l’élégance, de l’esprit Français, célébrée par plusieurs générations d’artistes (couturiers, cinéastes, écrivains, peintres, …), vecteur de l’image de la France dans le monde.

    Sur fond d’idéal féminin fantasmé, le mythe de la Parisienne évoque, une vision éronée d’une femme libre, indépendante, qui ne subit pas les effets du temps qui passe. Alors elle ressemble à quoi la Parisienne ? Fine, élégante, les cheveux noués en chignon parfait l’air de rien. Brindille en vélib & espadrilles sur les quais du Canal St Martin, avec son balcon avec vue sur les toits, un verre de vin à la main, …  

     

    D'où vient ce Mythe de la parisienne ?

    « La Parisienne passe, fine et fière, tenant d’une main l’ombrelle légère et de l’autre l’éventail indispensable pour donner de la fraîcheur et parfois aussi aussi… une contenance ». 

    Retour sur l’origine du mythe de la Parisienne. A l’époque de Louis XIV, dans tout Paris des promenades furent construites, lieux rendez-vous des belles Parisiennes. On raconte qu’elles y étaient regardées et se toisaient.

    Lors de l’exposition de 1900 de Paris, « la Parisienne » est devenue une légende mondiale. Grâce à sa représentation sous forme de statue de 6,50 m de Paul Moreau-Vauthier, installée juste au dessus du principal guichet place de la Concorde. « La Parisienne » est personnifiée ! 

    Les couturiers y sont aussi pour beaucoup ! Coco Chanel, Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld, et bien d’autres ont participé à l’exportation de ce mythe dans le monde entier avec chacun leur propre appropriation de la Parisienne. Si Coco Chanel la voyait un brin garçonne, Yves Saint Laurent a misé sur la Parisienne sexy. Mais les traits communs de la Parisienne sont toujours l’élégance, le chic & la liberté !

    S’il n’y avait qu’une Parisienne à retenir, se serait Inès de la Fressange. Mannequin Star des années 80 / 90, elle incarne à la perfection la Parisienne. Elle a par ailleurs publié un livre sur le sujet  » La Parisienne » en 2010 (Best seller vendu à plus d’un million d’exemplaires et paru dans 21 pays). Mais elle n’est pas la seule a véhiculer ce mythe dans le monde. Catherine Deneuve, Jeanne Damas, Charlotte Gainsbourg, Sophie Marceau, Marion Cotillard, Vanessa Paradis … La quintessence de la féminité effortless, élégance à la Française & bon goût ! 

    « La Parisienne est un style, un état d’esprit. La Parisienne aime la mode, elle râle souvent sur sa ville. La Parisienne a tout pour être pénible, mais la facilité de faire passer tout cela pour de la désinvolture, un air négligé mais étudié pour n’avoir rien de négligé.  » Loïc Prigent 

    Pourquoi la parisienne fait réver ?

    La Parisienne fait rêver les femmes & fantasmer les hommes du monde entier. Qui est cette « Parisienne » à qui toutes les femmes veulent ressembler ? 

    La Parisienne est toujours Chic

    Elégante, sans ostentation, faussement négligée, la Parisienne est chic. Plus qu’une simple histoire de mode, c’est un véritable état d’esprit, allant du maquillage à la coiffure et l’attitude qui va avec ! L’allure de la Parisienne est tout autant étudiée, qu’elle paraît négligée. La Parisienne est consciente de ce qui la met en valeur sans pour autant en faire trop ! N’est-ce pas là la véritable élégance ?! De bons basiques, qu’elle accessoirise différemment selon les circonstances. Une tenue de jour : jean, marinière, blazer réhaussée d’un rouge à lèvres et d’une paire de talons pour sortir. A l’inverse, une jolie robe fleurie portée avec des baskets et une veste en jean pour la journée au bureau. Être belle à la Parisienne est tout un art mais doit laisser croire que cela n’a demander aucun effort … 

    Le cliché de la Parisienne, béret vissé sur la tête avec sa baguette, une cigarette à la main & sirotant un verre de vin en terrasse avec un bouquin posé sur la table. Bon, on est pas loin de l’utopie mais non seulement ça fait rêver mais ça fait vendre. La Parisienne maîtrise à la perfection les codes de la féminité assumée & par conséquent de la liberté ! 

    La Parisienne est active

    Non, Non, Non la Parisienne ne reste pas à la maison à attendre que son Boyfriend ramène l’argent à la maison. Elle est indépendante ! Entre boulot, resto, métro, expo, … Elle n’a pas de temps à perdre, dans la Ville Lumière il y a toujours pleins de trucs à faire … ce qui nous amène à la 3ème caractéristique de la Parisienne. 

    La Parisienne est préssée

    Pressée ? Oui, la Parisienne n’a pas le temps, elle a tellement de choses à faire, c’est pour ça qu’elle râle tout le temps. Les touristes qui ne marchent pas assez vite sur les trottoirs, ceux qui ne sont pas dans la bonne file des escalators et qui l’empêchent de monter des marches 4 à 4…

    La Parisienne est hautaine

    Blasée de tout d’entrée de jeu, gare à vous si vous souhaitez approcher la Parisienne. Mieux vaut bien travailler votre accroche, elle est cultivée (biberonnée à Sartre), intelligente & a un avis sur tout ! La Parisienne râle, n’est jamais contente, à toujours quelque chose à ajouter & n’a aucun problème à le dire ! 

    LEs icônes style de la Parisienne

    Evoquées précédemment dans cet article, qui sont les icônes Parisiennes ? Qui sont celles qui véhiculent ce mythe à travers le monde & au fil des générations … 

    Inès de la Fressange

    Inès de la Fressange icône parisienne
    La Parisienne "Universelle"

    Jeanne Damas

    Jeanne Damas icône parisienne
    La Parisienne 2.0

    Catherine Deneuve

    Catherine Deneuve icône parisienne
    La Parisienne "Rive Gauche Chic"

    Marion Cotillard

    Marion Cotillard icône parisienne
    La Parisienne "discrète"

    Charlotte Gainsbourg

    charlotte Gainsbourg icône parisienne
    La Parisienne "Bohème Rock"

    Sophie Marceau

    Sophie Marceau icône parisienne
    La Parisienne " Féminine assumée"

    Le dressing idéal de la parisienne

    Qu’y a-t-il dans le dressing de la Parisienne ? Comment porter & s’approprier le style de la Parisienne ? Composée de jolis basiques, la garde-robe de la Parisienne est somme toute assez classique. Outre le fait que Paris soit LA CAPITALE MONDIALE de la Mode, les Parisiennes préfèrent miser sur les classiques qui ont déjà faits leurs preuves. Ils s’accordent très facilement les uns avec les autres pour former le look de la Parisienne, confortable, effortless & résolument féminin. 

    Les basiques du dressing de la parisienne

    Le jean

    dressing parisien jean - Jeanne Damas

    La marinière

    dressing parisien marinière

    Le trench coat

    dressing parisien trench

    Les chaussures plates

    dressing parisien chaussures plates

    Les Accessoires préférés de la parisienne

    Le rouge à lèvres

    dressing parisien rouge à lèvres

    Le foulard

    dressing parisien foulard

    Le beret / casquette

    dressing parisien béret

    Le sac bandoulière

    dressing parisien sac bandoulière

    "La Parisienne", un outil marketing redoutable !

    Nombre de marques & de Maison de luxe joue avec les codes du mythe de la Parisienne, & ça marche ! 

    Dans un article précédent, j’avais partagé un devoir de Merchandising sur la création d’une marque autour de ce mythe. 

    ET si on était toutes Parisiennes !?

    Aussi agaçant que fantasmagorique, le mythe de la Parisienne s’effrite quelque peu aujourd’hui dans l’hexagone pour laisser place, aux Parisiennes. Au fond, aucune d’entre nous ne ressemble vraiment à « la Parisienne » … En réalité la Parisienne c’est toi, c’est moi, nous toutes au final !

    Les Parisiennes sont le reflet de la société Française contemporaine. Plurielles & singulières à la fois, diverses, pleines de contradictions. Une définition unique de « la Parisienne » résumerait à l’enfermer, alors qu’au contraire elle est libre ! Malgré nos différences, nous avons toutes ce petit « je ne sais quoi » qui fait vendre dans le monde à juste titre ou pas d’ailleurs. Sans oublier la Province, doit-on opposer de manière sous-entendue la Parisienne & la Provinciale ? Je ne crois pas. Plus largement derrière la Parisienne se cache la Française, dans toutes ses nuances & dans toutes ses subtilités ! 

    N’hésitez pas à commenter, partager, donner votre avis, je serai ravie de vous lire & d’échanger avec vous ! 

    copier les it-girls internationales

    Il n'y a pas que la Parisienne ...

    De New-York à Milan en passant Londres & Copenhague, retrouvez la vision de la féminité, de l'élégance & du style selon leurs codes.

  • Mode & Analyse

    Création de marque

    Marketing, Merchandising & Stratégie d'implantation

    Comment penser l’implantation dans la création de marque ? Créer une identité de marque, avec des valeurs qui lui sont propres, un assortiment de produits ou services spécifiques qui vont répondre à une demande du marché et réfléchir au concept et à l’emplacement. Toutes ces facettes d’une marque sont interdépendantes et doivent être cohérente pour être comprises et assimilées par les consommateurs. Pour mettre en pratique cette conception, j’ai imaginé une marque, puis déployé le concept autour de celle-ci afin de mettre en évidence la cohérence identitaire lors d’une création de marque. 

    logo maison noémoi

    Logo - pensé pour le marketing

    La typographie du logo, à empattements « elzévirs » (en forme de triangle) est l’héritière des traits de plume calligraphiés datant de l’époque de l’écriture manuscrite. Rassurante, elle représente  dans l’inconscient collectif : élégance, finesse & classicisme. 

    Le terme « Maison » n’est pas dû au hasard.  Faisant référence à la culture historique de la mode et plus particulièrement aux notions de qualité et de haute couture. Evocateur d’authenticité et d’hospitalité, il s’ancre dans la temporalité. La consommatrice est accueillie par la marque. 

    Si l’on décompose le mot, « No et Moi », on retrouve le rapport marque / cliente. La relation avec la cliente est déjà suggérée dans le logo. La dénomination «et moi», signifie que la consommatrice est parfaitement intégrée et de manière égale dans la relation avec la marque. De surcroit, ce terme répond parfaitement aux attentes des «Millénials», en quête de reconnaissance de leur identité et assujeti au narcissisme. 

    Paris est la capitale mondiale de la Mode, personne ne peut le nier. De même que  le mythe de la Parisienne fait rêver le monde entier. Il est, par conséquent indispensable de faire apparaitre le nom de la ville lumière dans le logo dans le but d’intensifier le message et ainsi l’identité de la marque. 

    MOOD BOARD - comprendre l'univers

    mood board création de marque univers

    Inspiration look book - composition de la marque

    look book inspirations

    A propos ... - le storytelling, la cible, les valeurs

    Elle mange bio et ne rate pas une expo’.

    Elle sirote son café dans un troquet. 

    Elle lit Musso et adore le McDo’.

    Elle cultive son impertinence en permanence.

    Elle boit du vin et adore s’indigner pour rien.

    Elle est plutôt vélo mais c’est souvent métro.

    inspiration personas création de marque

    C’est pour toutes ces contradictions que la Parisienne est inspirée et inspirante. Arrogante, élégante, exigeante, un brin rebelle, libre et incarnation du néo-chic. Entre mythe et réalité, la Parisienne fait rêver.

    Maison Noémoi, marque Française de prêt à porter, accessoires et chaussures est basée à Paris. Un vestiaire conçu de basiques travaillés pour être chic de jour comme de nuit reprenant tous les codes du mythe de la Parisienne; effortless, féminin et résolument dans l’air du temps. Chaque collection est l’expression de l’émotion suscitée par la richesse des matières et la justesse des coupes.

    Maison Noémoi, s’adresse aux femmes à la recherche d’un vestiaire élégant, léger et coloré. Elles n’ont pas peur des associations, elles assument leurs choix. Elles aiment les belles pièces et se retrouvent dans cet univers citadin en perpétuel mouvement. Chez Maison Noémoi, les femmes sont résolument fortes et modernes. Elles cultivent à la fois l’amour des beaux matériaux, des imprimés, des couleurs et des vêtements de qualité. Elles recherchent le bien-être et l’indépendance, aiment l’originalité et les pièces iconiques.

    Inspirations merch'

    marque fictive inspiration merchandising

    Dans l’Atelier & en Backstage…

    On le sait, les « Millénials » sont en quête d’expériences par conséquent, le point de vente est pensé comme un atelier d’artiste. 

    Le concept repose sur une coquille industrielle, décorée de mobilier dépareillé et chiné, d’objet et éléments anciens grandes verrières, portants montés sur roulettes pour accentuer l’effet éphémère et modulable,  d’une certaine manière le merchandising est pensé comme contrasté (chaud/ froid des matériaux et des couleurs).

    Entre lieu de vie et studio créatif, les clientes sont immergées au coeur de l’univers «backstage» de la marque, comme pour une marque de créateur. 

    L’expérience attenante à ce lieu de vente est de susciter le sentiment de privilège d’avoir accès aux coulisses de l’élaboration créative de la collection. 

    Marketing SENSORIEL

    Si vous souhaitez en savoir plus sur le marketing sensoriel, rendez-vous sur mon post Marketing sensoriel – émotions et expériences

    Visuel

    Créer un contraste chaud & froid – éphémère & intemporel

    inspiration merchandising marque fictive

    L’extérieur : Conçu pour susciter désir, affirmer l’identité de la marque et se démarquer de la concurrence, l’extérieur du point de vente est sobre. L’accent est mis sur la théatralisation des vitrines. Elles contrastent par leurs couleurs, éclairage et mise en scène faisant référence à des oeuvres d’art.

    L’intérieur : Une fois entrées dans le point de vente, les consommatrices sont plongées au coeur des coulisses de la marque. L’ambiance fait référence à un atelier de stylisme en pleine ébulition. Les portants à roulettes facilement transportables ajoutent le caractère éphèmère, la mise en avant des « looks du moment » au milieu de l’espace de vente laisse à penser qu’ils sont sur le point d’être enfilés pour aller défiler. Les murs sont bruts et les oeuvres d’art omniprésentes dans la décoration pour apporter l’aspect intemporel. 

    L’équipe de vente : Pleine de style, les vendeuses sont les premières égéries de Maison Noémoi et incarnent la Parisienne dans toute sa splendeur et sont donc centrales de la vie du point de vente, comme « la bonne copine » qu’on aimerait toutes avoir. 

     

    olfactif

    Entretenir le contraste entre détente & dynamisme …

    marketing olfactif création de marque logolf

    Leather wood – diffuseur d’odeur proposé par la société scentair.com

    Notes de tête & vertus olfactives : 

    • Sauge : tonique & relaxante
    • Romarin : favorise les capacités de mémoire
    • Citron vert : revigorant, agit contre les tensions
    • Bergamote : réduit stress & tensions

    Notes de coeur et vertus olfactives : 

    • Lavande : réduit stress et tensions
    • Gingembre : tonique 
    • Clou de girofle : épicé 

    Notes de fond et  vertus olfactives :

    • Mousse de chêne : envoutante
    • Bois : inspirations créatives
    • Musc : fixateur
    • Vanille : mémoire & concentration 

    Une invitation au bien-être, comme une pause dans le tumulte urbain ambiant. Suggérer créativité, tonicité et stimuler les capacités mémorielles. Grâce à l’impact émotionnel de l’odeur diffusée, Maison Noémoi cherche à être identifiée par les consommatrices, modifier la perception visuelle et temporelle pour augmenter le temps passé en point de vente. Provoquer des émotions positives pour entrer dans le « processus émotionnel d’achat », et ainsi augmenter son potentiel commercial. 

    «Qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur de l’humanité. » Citation de Patrick Süskind extrait du livre. Le Parfum.

     

    auditif

    Pousser la contradiction jusqu’au paradoxe …

    djette boutique

    La playlist diffusée en boutique est inspirée par une ambiance Chill. Augmenter le sentiment d’expérience client avec une playlist réalisée et mixée par une Djette directement en boutique. Véritable lieu de vie, le point de vente prend toute sa dimension expérientielle, à caractère événementielle et donc éphémère. 

    Induit :  « Buy now or cry later ».

    Exemple de playlist : 

    création de marque inspiration

    Prendre à contre pied ce que l’on pourrait attendre des vendeuses jeunes et jolies, un brin ingénu, l’équipe de vente, doit être diversifiée, en terme d’âge, de look, … avec un fil rouge : un style pointu, effortless et élégant. C’est une manière de pouvoir être identifiée par un maximum de consommatrices. 

    Le vocabulaire a utiliser doit être précis et technique (positionnement de la marque : luxe accessible) mais accessible à toutes. L’utilisation des mots « canon », « stylé », « pointu », « looké »,  … est a encourager afin de dégager une image jeune, tendance, dans l’air du temps. 

    La création globale de l’ambiance, grâce à la musique diffusée, va permettre à Maison Noémoi d’actionner 2 leviers : 

    • Comportemental : accroître le temps passé dans le point de vente 
    • Affectif : générer des émotions positives et favoriser la sympathie, l’empathie et l’immédiateté de l’achat

    L’identité de Maison Noémoi en sera renforcée et son identification facilitée (crée par le contraste entre l’univers et l’atmosphère – mieux assimilée par le cerveau)  . 

    tactile

    Provoquer la contradiction, … entre backstage & on-stage

    merchandising inspiration & other stories

    « Accéder et s’approprier le mythe », toucher, essayer, s’approprier le produit,  c’est l’expérience mise en valeur par le concept « atelier ». Tester, assembler, faire preuve de créativité est suggéré par l’ambiance globale de la boutique. 

    Le concept de «l’atelier – backstage» va ainsi accentuer la notion d’expérience participative des consommatrices dans leur appropriation et empathie envers la marque Maison Noémoi. 

    «  Servir la Parisienne plutôt que se servir d’elle. »

    Grâce au marketing sensoriel tactile, Maison Noémoi cherche à actionner le levier émotionnel et l’impact qu’il a sur la décision d’achat, pour ainsi créer une relation immédiate entre le produit et le consommateur. Toucher les matières & essayer, vont ainsi permettre l’appropriation du produit et la projection dans le futur. Être accessible et par extension s’approprier le mythe de la Parisienne. 

     

    gustatif

    La Parisienne est-elle toujours pressé ? 

    « Vivre Maison Noémoi »

    Au fond du point de vente, un espace « Chill » pour prendre le temps d’un smoothie maison ou d’une boisson détox entre copines. L’essence de  Maison Noémoi, c’est la Parisienne dans toute ses contradictions. 

    Alors même si la Parisienne est toujours préssée, fait attention à sa ligne, elle sait aussi prendre le temps d’apprécier une pause dans sa journée à 100 à l’heure. 

    C’est parce que l’expérience Maison Noémoi ne s’arrête pas au merchandising, l’espace « Chill » intégré à la boutique va permettre de créer une ambiance conviviale, chaleureuse ou les consommatrices seront plongées au coeur de  l’univers et incorporées à la vie de la boutique. 

    inspiration café & other stories

    L’objectif est de créer un sentiment d’appartenance à la marque ( « non seulement j’achète Maison Noémoi, mais je mange Maison Noémoi ») en jouant avec l’univers de la Parisienne (gourmande qui fait attention à sa ligne). 

    Favoriser le sentiment de privilège, déguster une boisson ou une mignardise siglée Maison Noémoi, augmente le temps passé en boutique, et permet de générer une expérience client inédite.

    L'expérience

    Toutes les facettes de la Parisienne mises en abîme en boutique & dans l’expérience shopping 

    L’adresse préférée des Parisiennes du monde entier

    expérience client

    Grâce à l’univers mis en place par Maison Noémoi, l’objectif est de personnifier ses valeurs, en se reposant sur toutes les facettes du marketing et du merchandising qui suscitent l’imaginaire de la Parisienne d’aujourd’hui dans toutes ses contradictions. 

    Reçues dans l’univers, atelier / back-stage de la marque, le but est de créer une relation privilégiée avec les consommatrices, elles doivent s’identifier instantanément et ressentir un sentiment d’appartenance quasi immédiat. 

    Notamment dans la relation avec l’équipe de vente, qui doivent travailler sur la relation presque « entre copines » dans leur technique de vente. Cette proximité, va donc permettre d’améliorer le potentiel commercial et emphatique de Maison Noémoi. 

    La Parisienne & la Culture

    La Parisienne & la Mode

    La Parisienne & les paradoxes

    La Parisienne & la Fête

    L'implantation

    Flagship Paris – Le Marais

    implantation internationale paris France création marque

    Situé dans le 4ème arrondissement, ce quartier de la capitale regorge de boutiques branchées design, créateurs, galeries d’arts et bars gay qui ont fait sa réputation avant-gardiste. 

    Plusieurs artères, la rue des Rosiers, rue des Francs-Bourgeois et du Temple sont d’ailleurs un passage obligatoire du quartier. 

    Le Marais compte de nombreuses enseignes de mode : COS, Eleven Paris, Erotokritos ou encore Matières à réflexion. The Kooples y présente son concept The Kooples Sport. Près de la place des Vosges, Suite.341, concept-store qui présente les collections de Maje, Sandro et Claudie Pierlot. Ces dernières années de grandes griffes du prêt-à-porter, parmi lesquelles Sandro et la créatrice Stella Cadente. Le concept-store Merci propose des vêtements, des objets de décoration et espaces de restauration.

    C’est dans cette veine que s’inscrit Maison Noémoi, s’adressant à la même cible que le Groupe SMCP, The Kooples, et concepts store destinés aux « Millénials ». La rue des francs bourgeois est par conséquent « The place to be »  pour présenter ses collections. 

    Paris – 17 ème

    Eclectique, le 17e arrondissement. De la porte Maillot au parc Monceau : prêt-à-porter, chaussures, culture, épiceries fines … Rue de Courcelles se côtoient Paul & Joe Sister, Loft Design By, Sandro, Maje, Les Petites… ou encore Eric Bompard.

    Les jeunes se réunissent dans les bars branchés de la place de Clichy, tandis que les touristes viennent visiter le musée national Jean-Jacques-Henner. Le quartier des Batignolles, foisonne de boutiques et restaurants attirant ainsi une population « bohème ». 

    Paris – St germain des près

    Huppé, St Germain des Près

    Ce quartier de Paris, chic empreint d’histoire artistique, où abondent boutiques élégantes, restaurants et représente le stéréotype de la vie Parisienne que s’en font les étrangers. 

    Les rues bordées de galeries d’art, les bouquinistes installés sur les trottoirs vendent des livres anciens sur les berges de la Seine, tandis que le boulevard Saint-Germain attire les amateurs de littérature dans des cafés emblématiques dont le Flore, autrefois fréquenté par des écrivains comme Hemingway.

    Développement international

    L’Asie et les USA sont très sensibles à la mode Française et plus particulièrement Parisienne. Synonyme de bon goût, de liberté, d’indépendance et de romantisme. 

    C’est pourquoi s’implanter dans ces villes permet le rayonnement de la marque à travers le monde, sans pour autant faire appel aux standards du luxe. C’est l’image « The Girl Next Door » résolument dans l’air du temps qui est véhiculée par Maison Noémoi pour que les consommatrices du monde puisse s’approprier, le style, le bon goût et le charme naturel de la Parisienne. 

    implantation internationale NYC création marque

    New York city 

    La mode fait partie intégrante de la culture new-yorkaise. Nombreuses sont les maisons Françaises qui se sont faites une place dans le coeur des new-yorkaises. 

    « Historiquement, les Américains se sont tournés vers la France pour le style et le sens du chic. Alors que le marché US réclame des habits variés et confortables, les marques françaises refusent de céder et continuent à offrir la même idée d’élégance. Et c’est cette assurance qui plaît », explique Maude Bass-Krueger, doctorante en histoire de la mode au Bard Graduate Center, à New York. « Encore aujourd’hui, quand on va chez Urban Outfitters, on peut se transformer en skateur, rockeur, hippie, mais si on se rend chez Isabel Marant, on ne peut en sortir que parisienne ! » poursuit-elle. 

    implantation internationale Séoul création marque

    séoul

    4ème marché d’Asie pour le prêt à porter, la Corée du Sud est devenue un marché de référence à la fois régional et mondial. Estimé à environ 40 milliards de dollars, soit 36 milliards d’euros, la Corée du Sud et ses habitants aiment la mode. 

    Séoul, la capitale, concentre aujourd’hui les magasins et multimarques les plus créatifs de la planète. Un attrait pour le design des créateurs français, associé à l’absence de droits de douane sur le prêt-à-porter fait du marché coréen une cible stratégique. La clientèle coréenne reste séduite par les marques françaises.

    implantation internationale Shangai création marque

    shangaï

    Capitale de la mode et des dernières tendances en Chine, Shanghai est un peu le « Paris de la Chine ». 

    Les habitants y sont plus sophistiqués qu’ailleurs. La culture commerciale y est plus présente. A Shanghai, il faut voir et être vus. L’apparence est très importante et le style n’est donc pas à négliger !

    implantation internationale Tokyo création marque

    Tokyo

    Dans l’imaginaire collectif japonais, la France en général et Paris en particulier sont depuis des décennies associés à la mode et à la gastronomie. Largement véhiculée dans les magazines féminins nippons, la mode Française est très appréciée. 

    Le profil cible de Maison Noémoi à Tokyo, les « Parasite single ».  Ce sont des « Office Ladies « (jeunes urbaines professionnelles, 25-35 ans) consommatrices actives au pouvoir d’achat élevé, leaders en matière de nouvelles tendances. 

    Les spécificités comportementales d’achat du marché Japonais : 

    • Excellente image des produits français de luxe et des biens de consommation français en général
    • Sensibilité aux histoires de marque, à ses origines et son storytelling 

    J’espère que cet article vous a plu et que vous êtes entrés dans l’univers de ma création de marque. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, remarques. En attendant, vous pouvez consulter d’autres articles sur des sujets similaires de marketing.  A très vite ! 

  • Mode & Analyse

    Personal branding ou imposture ?

    personal branding

    Le marketing de soi : entre fantasmes & réalité

    le Personal branding

    Inspiré du marketing des produits et services, le Personal Branding (équivalent au « brand content », pour les produits et services) est un processus qui nous permet de communiquer plus efficacement sur nous même, d’optimiser notre image, celle que nous voulons montrer. Aux moyens des réseaux sociaux, de notre communication verbale et non-verbale, tout est exploitable pour se démarquer et se faire reconnaitre. 

    Dans l’expression « Personal Branding », il y a le mot « brand » (= marque), ce qui en dit long sur la façon dont nous nous percevons. De la même manière que les produits nous nous « marketons », en quelque sorte nous nous auto-promouvons. On peut d’ailleurs étendre le débat sur sommes-nous à vendre ?  

    Mais ce qui m’intéresse aujourd’hui est de savoir : Pour quoi ? Pour qui ? Comment ? Utilisé pour le milieu professionnel et considéré comme indispensable, dans ce post nous allons voir de plus près, comment nous avons transposé cette notion de personal branding à nos vies perso et quel est mon point de vue, expérience à ce sujet. 

    Personal branding : comment ça fonctionne ?

    Qui dit marketing, dit stratégie. Plusieurs étapes pour s’auto-marketer et ainsi permettre de s’auto-optimiser (particulier comme expression) pour correspondre aux besoins du marché en question (à savoir la demande). Déjà, il faut se connaitre (Quels sont mes objectifs et quelle est ma valeur ajoutée ?), puis se faire connaitre (Quelle est ma stratégie pour véhiculer ma valeur ajoutée et comment vais-je atteindre mes objectifs ?) pour enfin se faire reconnaitre par les autres. 

    A l’origine, le self-marketing permet de structurer ses objectifs, et de mieux se connaitre. Dans le milieu « pro », c’est un atout pour avoir un discours clair, précis, concis et ainsi efficace aux yeux des recruteurs. Néanmoins comme dans toute communication, il y a toujours une partie ou l’on s’adapte à ce que veulent voir ou entendre les autres, et est-ce vraiment le reflet de qui nous sommes ? Là est toute la subtilité. 

    L’omniprésence des réseaux sociaux dans notre quotidien, l’influence de toutes les publicités (en moyenne, nous sommes soumis à environ 2500 messages publicitaires par jour, pour vous donner une petite idée) … altèrent notre jugement et donc l’image que l’on a de nous. Ressembler à tel ou telle personne par exemple, qui génère en nous, frustration et mauvaise estime de nous, puisque le commun des mortels n’est ni mannequin, ni refait de la tête aux pieds et la majorité du temps les photos sont « photoshopées » et ne sont pas le reflet de la réalité, ce qui pourrait s’apparenter à de la réalité améliorée / maquillée.  

    des produits, ni plus, ni moins.

    Facebook ? Instagram ? Twitter ? Snapchat ? … La majorité d’entre nous sont présents sur plusieurs de ces réseaux. Quelle utilisation en faisons-nous ? Comment sélectionnons-nous notre photo de profil (vous savez celle que tout le monde voit, notre image dans sa globalité) ? 

    L’auto-promotion, pour quoi ? Pour qui ? C’est notre vitrine, ce que l’on veut montrer de nous aux autres. Se donner une importance, de la valeur, se rendre désirable, notamment pour augmenter les likes sur nos photos, sur nos publications, pour être reconnu, validé, la frénésie des likes entraine un leurre sur l’estime de soi. Qui poste une photo sur les réseaux sans attendre qu’elle ne suscite de l’attention, sans attendre un retour ?   » Aime-toi toi même et les autres t’aimeront. » C’est par là qu’il faut commencer en vérité. 

     

    Regardez-moi, ne me regardez pas !

    portrait noémie blog mode

    En quête permanente de perfection dans tous les sens du terme et certainement autant d’attention, jusqu’à devenir lisse, si lisse que tout glisse, rien ni personne ne s’accroche. C’est mon histoire, que je vous raconte (et ce n’est pas un exercice facile).

    Toute ma vie j’ai cherché à être « parfaite » (oui je sais que la perfection n’existe pas), si parfaite qu’il n’y ait rien à dire sur moi, que je sois comme transparente. 

    M’adapter à l’environnement, aux autres et à ce que je pensais qu’ils attendaient de moi. A tel point que les autres, leurs ressentis, leurs sentiments passaient avant moi. Ne pas contrarier, s’effacer, être irréprochable, faire preuve de prudence, … La liste pourrait être longue ! Ça a fonctionné (je pense) durant mon enfance et une partie de mon adolescence, d’une certaine manière je pense que je cherchais à me protéger, ne pas être trahie et surtout être aimée. Une fille modèle, sage, qui veut bien faire, qui reste à sa place et qui fait ce qu’on attend d’elle. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Au fond je ne pense pas. Finir par être spectateur de sa propre vie à quoi bon ? Est-ce de la peur ? La peur de qui, de quoi, pourquoi ? Quels risques ? Evidemment, le jugement des autres ! 

    Petit à petit, au fur et à mesure du temps, je me suis perdue jusqu’à ne plus savoir qui je suis, ce que j’aime, pourquoi et ce que je ressens réellement, interdite d’émotions. En d’autres termes, vide, une coquille vide, et par dessus tout, ennuyeuse à mourir. C’est exactement ce paradoxe du « regardez-moi, ne me regardez pas », que je mets en exergue. C’est pas franchement un d’ailleurs. 

    Il n’y a que dans un seul domaine ou j’exprime ma singularité (de manière modérée), la mode et ce, depuis toujours (pour en savoir plus, je vous invite à lire la dernière partie  de mon post intitulé  Trouves ton style, je vous y raconte mon rapport à la mode et aux vêtements d’une manière plus générale).

    Entre auto-promotion et "imposture", finalement la frontière est très mince.

    Entre mises en scène, filtres et retouches photos, comme pour dire « Regardez ! Je vis ma meilleure vie et elle est mieux que la tienne. », je crois que c’est un phénomène plus largement sociétal que personnel, néanmoins ce n’est pas la réalité. Ce n’est pas ce que j’ai envie de véhiculer (c’est mon personal branding ! L’objectif être soi même, l’accepter et l’assumer peu importe ce qu’il en coûte).

    Rédiger cet article est une épreuve compliquée, moi qui ne tombe jamais le masque et ne laisse personne gratter sous la couche de vernis bien lisse. Pourtant, ce sont toutes les facettes d’une personnalité qui rendent les relations intéressantes et plus intenses. J’ai tout écrit comme je le pense sur le moment, peut-être un peu vrac et de manière désordonnée, mais quoi qu’il en soit le fond y est. 

    Peut-être qu’aujourd’hui est un nouveau départ, on verra bien de quoi l’avenir est fait. A l’aube de 2020, c’est la direction que je me donne. A coeur ouvert, je me suis livrée comme jamais je ne l’ai fait auparavant, à personne. C’est grâce à tous les gens qui ont croisés, croisent et croiseront ma route que j’apprends sur moi, sur les autres, sur le monde, sur la vie et le sens que je veux lui donner et pour tous ça je suis reconnaissante, peu importe la nature de nos relations, de nos échanges, grâce à tous j’ai appris, j’ai grandis. 

    Partagez en commentaire (juste en dessous) vos ressentis, votre expérience, votre vision du personal branding sur les réseaux, je serai ravie de vous lire avec toute la bienveillance nécessaire. J’espère que cet article vous a plu, … A très vite ! 

  • Mode & Analyse

    Tailoring couture 2019-2020

    tailoring couture tendance femme smoking

    Mood board & looks

    Opposer pour assembler
    Ma vision du tailoring couture à travers un shooting

    Partant de la tendance « tailoring couture » de cette saison automne hiver 2019-20, je me suis amusé à décortiquer cette expression & à assembler les termes qui me venait. 

    Tailoring : (définition tailleur) Smoking, tailleur c’est YSL qui l’a adapté pour la première fois aux courbes féminines en 1966. A la base, cet ensemble était dédié au vestiaire masculin et plus particulièrement pour les fumoirs (il servait à protéger l’habit de l’odeur du cigare). Selon Yves Saint Laurent :  » Pour une femme, le smoking est un vêtement indispensable avec lequel elle se sentira continuellement à la mode car c’est un vêtement de style et non un vêtement de mode. Les modes passent, le style est éternel. « 

    Couture : va de paire avec l’expression haute couture, qui a un rôle d’annonciateur des tendances, avant-gardiste. La haute-couture décide de la mode de demain. Luxe, pièces uniques, matières noblesse coupes extrêmement maitrisées. Quand on dit « couture », il y a un côté « créateur » et détails « mode » au vêtement. 

    Associations d’idées, la partie haute de ce mood board est complètement dédié au côté premier degré de ces définitions. J’ai décidé d’assembler des photos des quartiers chics de Paris la nuit, YSL et Catherine Deneuve ainsi que quelques photos des défilés de la saison. Comme les mots tailoring et couture sont dans un certain sens contradictoires (Tailoring, souvent classique et connoté business// la notion « Couture » est quant à elle plutôt considérée comme plus artistique, avec plus de folie), j’ai décidé de jouer sur les contrastes. 

    La partie basse, de ce mood board est donc l’opposé. Le côté classieux du smoking en plein rayon de supermarché. J’ai trouvé l’idée pertinente. Qu’en pensez-vous ? 

    Mood Board ou planche d'idées

    mood board tailoring couture tendance femme hiver
    mood board tailoring couture

    Effectivement, mon idée n’est pas totalement novatrice et jamais vue. Mais qu’est ce qui n’a jamais été fait aujourd’hui ? toute la subtilité est de revisiter, réinterpréter ce qui a déjà été fait pour le mettre au goût du jour. Mettre en avant :

    • la dualité chic et cheap
    • Noir et blanc et couleurs ultra saturées
    • Sexy et élitisme versus Mass Market
    • Consommation de masse (clin d’oeil au phénomène d’obésité) et mannequins filiformes
    Pour incarner cette tendance et ma vision du « tailoring couture », quoi de mieux que de proposer des looks comme le feraient les magazines de mode (Elle, Citizen K, Vogue, … et j’en passe). 

    Tailoring couture look - GROCERY QUEEN

    tailoring couture inspiration look

    Tailoring couture look - SHOPPING AT NIGHT

    look tailoring couture

    Tailoring couture look - GLAM'CHEAP

    look tailoring couture inspiration

    Que pensez-vous de mes propositions de looks ? Toutes les pièces proposées sont issues du site mytheresa.com.

    N’hésitez pas à me faire vos commentaires sur ce sujet ! A très vite ! En attendant vous pouvez consulter mes articles sur les tendances automne hiver 2019-2020. 

     

  • Mode & Analyse

    Tendance sneaker : phénomène du 21è siècle !

    Tendance sneaker mode

    Succès story de la pop culture !

    tendance sneaker marché analyse

    1,8 Milliards d’euros, c’est le poids du marché de la sneaker en France en 2018. Un marché très lucratif (+ 50% en 5 ans) et par conséquent un segment stratégique pour les marques, puisqu’une paire de chaussures sur deux vendue en France est une paire de baskets. Ce phénomène est plus largement mondial, les baskets se sont emparées de la planète. Le marché mondial a atteint 80 milliards d’Euros cette année et n’en fini pas de grossir.  

    Souple et confortable la tendance sneaker (to sneak = se faufiler) a outrepassé les frontières de la fonction d’origine. Historiquement destinées à la pratique sportive, elles font désormais partie de notre paysage quotidien et se portent en toute occasion. L’évolution des tendances « casual » et « sportwear » des dernières décennies ont conquis la vie quotidienne comme le monde de l’entreprise. 

    «Les adultes d’aujourd’hui sont les jeunes d’hier qui ont grandis avec l’habitude de porter des baskets à l’école.» selon David Richard – Directeur France NPD. 

    Signe extérieur de «coolitude», amorcé par l’appropriation de cette catégorie de chaussure par la culture hip-hop dans les années 70 est très rapidement devenu l’un des symboles de la jeunesse. Arborées par tous, unisexes et transgénérationnelles, elles sont devenues en quelques années incontournables et indispensables.  Même si la cible privilégiée par ce marché reste les Millénials (hyper-connectés, volatiles, narcissiques et individualistes) ! Véritables accessoires de mode, en fonction du modèle, de la marque, elle portent un message. Par exemple : une paire de Stan Smith ne véhicule pas la même image qu’une paire d’Air Max. 

    Les marques ont donc tout intérêt à proposer leur version de la tendance sneaker pour s’adapter au marché de la chaussure et répondre aux attentes des consommateurs, en quête de confort, de technicité et de tendances. Les stratégies marketing divergent selon les marques et leur positionnement pour se faire une place sur le podium des modèles must-have ! 

    tendance sneaker : Créer la rareté

    Technique qui consiste à créer artificiellement la rareté dans la distribution ou la production d’un produit. Permettant ainsi de favoriser l’image de marque et son aspect sélectif, de générer un buzz et par conséquent d’augmenter l’achat d’impulsion / pré-commande. Nouveau business model qui augmente l’engouement autour de la marque et contribue à la frustration ressentie par les consommateurs. Frustration, que le consommateur va à tout prix vouloir éradiquer. La pratique des « Limited Editions », à l’instar du modèle Air Jordan 4 Retro édité à 72 exemplaires. Les prix vont de paire, puisqu’il fallait compter 18 500 $ pour s’offrir cette paire. La Nike Air Mag en 2016 a été produite à 89 exemplaires et il faut compter en moyenne 35 000 $ pour l’acquérir.

    Tendance sneaker, déclinaison d'un modèle phare

    Le cas d’école qui fait figure en la matière, le modèle Stan Smith d’Adidas en 2013, la marque a savamment orchestré les approvisionnements de ses points de vente pour justement créer ce désir. On connait tous le succès commercial de ce modèle. 

    Flash-back en 2011, Adidas veut donner une seconde jeunesse à son modèle (à l’effigie du tennisman Stan Smith, elle nait en 1964 du tennisman Français Robert Haillet en 1964, pour être définitivement rebaptisée en 1978) et décide de le relancer en tentant un coup de bluff, annonçant la mort de la basket. Stupeur & frustration pour les fans. C’est en 2014, après l’avoir cachée pendant 2 ans et demi que la firme Allemande inonde littéralement le marché avec une collection de basiques à 95 € la paire. La Sun Smith est ensuite déclinée en multiples coloris et revisité dans des collaborations, notamment Pharell Williams, Yohji Yamamoto, Raf Simons, et bien d’autres. 

    Au final, « Ne pas posséder de Stan Smith aujourd’hui, c’est un peu comme ne pas porter de Rolex à 50 ans », dixit Pierre Demoux (auteur du livre L’odyssée de la basket). Pari réussi pour la marque ! 

    Le vieil adage de «ce qui est rare est cher» prend tout son sens. Attirer le consommateur par la rareté, lui donner l’illusion de posséder une paire unique, provoque chez lui un sentiment de privilège. Le consommateur se sent unique et spécial. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le pouvoir d’attraction des marques qui pratiquent cette technique.

    Co-branding

    Technique d’association de deux marques distinctes autour d’un produit, permettant alors de recruter de nouveaux clients et de cibler une clientèle plus jeune. Les Millénials sont par ailleurs très friands de ces collaborations.

    Les marques associent leur image à des artistes dans l’air du temps (musique, designers, sportifs, …) ou à d’autres marques plus pointues pour réinterpréter leurs modèles. Gagner en notoriété, en crédibilité « mode », l’objectif est surtout de travailler sur l’image de la marque. Par exemple : NIKE x OFF WHITE ou encore LOUIS VUITTON x SUPREME, RAF SIMONS x ADIDAS, Fenty Creepers PUMA x RIHANNA. 

    L'exemple ADIDAS X YEEZY

    tendance sneaker co-branding

     Kanye West rappeur, auteur-compositeur-interprète, et producteur Américain. Marié avec la célèbre Kim Kardashian West avec qui ils ont 3 enfants. 

    Ses musiques sont très populaires dans le monde entier et son image de féru de mode et de «mégalomane» le rendent particulièrement intéressant pour Adidas et accentue le côté artistique de la collaboration. 

    Sortie en 2015, la première paire de Yeezy de la marque Adidas a eu un succès colossal. Sold Out en 5 minutes après la mise en ligne du produit. Le prix est passé de 200 à 1700 Euros sur les sites de revente en ligne. Les deux stratégies sont parfaitement maitrisées, d’une part, l’idée de la rareté est mis en avant et d’autre part, associer les images de Kayne West / Yeezy et d’Adidas apporte aux deux entités la crédibilité sur le marché (L’intétêt pour Adidas : « mode pointue » et pour Yeezy : « notoriété populaire » pas seulement réservé aux « sneaker-addict »  et adepte du streetwear). 

    Esthétisme mercantile
    vendre la sneaker comme une oeuvre d'art

    Que l’on soit dans l’espace sneaker des Galeries Lafayette – Haussmann, au dernier étage du Citadium Paris Caumartin, chez Courir, Foot Locker, ou dans un concept store, la construction du merchandising est à première vue similaire. Néanmoins, ne jamais se fier aux apparences.

    Avec l’objectif de vendre plus et mieux, les points de vente cherchent à provoquer des émotions avec une expérience client propre au concept ou à la marque. C’est en s’appuyant sur l’expérience client que les marques vont accroitre leurs ventes. 

    Les grands magasins

    tendance sneaker merchandising

    Dans les grands magasins, véritables temples du luxe et de la mode (Galeries Lafayette, Printemps, Bon Marché, …), le merchandising est pensé comme une exposition d’art contemporain / futuriste, grâce à l’utilisation du plexi, du laqué, des formes géométriques. 

    La pureté du blanc, prédominante visuellement permet de contraster avec les produits théatralisés (stimuli visuel faisant appel à la partie cérébrale instinctive), une sélection pointue et ainsi plonger le consommateur dans un univers singulier pour lui donner l’impression qu’il achète une oeuvre d’art (expérience exclusive) ! 

    Les spécialistes

    tendance sneaker nouveau concept courir

    Pour ces enseignes, la notion de luxe n’est pas la valeur première. La gamme et l’assortiment sont orientés mainstream. 

    L’enseigne Courir a revu récemment son concept. Tout aussi minimaliste que le précédent mais avec des couleurs inversées. Exit le noir et ses connotations masculines, c’est le blanc qui a été choisi pour attirer une clientèle plus féminine (cible actuelle), les murs rétro-éclairés permettent la mise en avant par contraste de certains modèles. Miroir intelligent, espace « selfeet » (photographie de ses pieds), visuels géants, tout a été pensé pour créer une expérience client unique !

    Quelques exemple intérressants de merchandising ...

    NIKE STORE

    tendance sneaker Nike store concept

    Chez Nike, l’expérience client est au coeur de la démarche merchandising. Que se soit les modèles exposés dans des cubes transparents pour apporter les notions d’exclusivité, de sélectivité et presque hors de portée aux produits, comme si la sneaker était une oeuvre d’art. Le «Sneaker Bar», expérimental dans la notion de consommation d’un produit si populaire fait naitre une nouvelle manière de vendre le produit. 

    Converse

    converse merchandising artistique

    Pensées comme des oeuvres d’art à part entière, les mises en scènes utilisent l’accumulation pour attirer le regard des consommateurs et susciter leur intérêt. Non seulement esthétiques, ces théatralisations jouent la contradiction et la différenciation par rapport aux autres marques (rareté, exclusivité) pour communiquer sur l’aspect « classique » et indispensable pour tous de posséder ses Chuck Taylor. 

    En résumé, le marché de la sneaker a encore de beaux jours devant lui et n’a pas fini de nous surprendre en terme de merchandising. Les points de vente sont revus comme des concepts, avec des méthodes de ventes évolutives pour ainsi créer une expérience client surprenante et mémorable qui répond aux attentes du consommateur.

    tendance sneaker : objet de design ou sur-côté ?

    Alliant la recherche d’esthétisme (subjective), fonctionnalité de chaussant et innovations (techniques & visuelles), la sneaker répond aux caractéristiques d’objet de design. Objet de la Pop Culture, né sur le macadam, issu du courant Hip Hop Américain, dans le milieu Afro des 70’s, l’avénement de la basket va à contre courant des standards. 

    Elle a grimpé l’échelle sociale pour rejoindre aujourd’hui les grandes maisons du luxe. Déclinées dans des centaines de modèles et tout autant de couleurs, elle se vend et s’arrache à tous les prix pour faire le bonheur du riche comme du pauvre, « sneakers-addict »  ou non !

    En effet, les tendances se propagent en général de manière descendante, en provenance des milieux élitistes (artistiques, aisés, …) pour descendre dans la rue. Pour la sneaker c’est le schéma inverse ! Emanant des milieux populaires & street, même sportifs, la basket est détournée de sa fonction originale, la pratique sportive pour devenir un produit « hype ».  

    La sneaker est passée de chaussure destinée à la pratique sportive, à tendance de mode et est aujourd’hui un objet fétiche. Pour certains une paire de chaussures et pour d’autre un objet de collection d’une valeur inestimable. Chacun à sa propre perception de la sneaker. Modèles emblématiques et iconiques revisités ou innovations techniques, tous trouvent leur place et leurs public. Objet de toutes les convoitises, elle est partout et couvre une dimension nettement plus large, on parle aujourd’hui de « sneaker art » ou « culture sneaker », salons & expositions lui sont même dédiée à l’instar de : 

    • Sneakers event (250 collectionneurs exposent leurs modèles)
    • Sneakers summit Paris (event annuel et premier sommet national de la culture sneakers)

    Les sites de revente peuvent même voir flamber les prix, les « aficionados » aussi appelés « sneakerhead » (passionné de sneaker) sont prêts à dépenser des sommes faramineuses pour détenir le graal des modèles en éditions limités. 

    Selon Pierre Demoux dans son ouvrage, L’odyssée de la basket « La valeur d’un modèle, au-delà de son esthétique et de ses qualités propres, se mesure aussi aux efforts déployés pour l’obtenir ».

    Quand la tendance sneaker inspire l'art ...

    Phil Robson surnommé Filfury est un artiste/designer passionné de sneaker. Il a travaillé pour Adidas, Nike Basketball ou encore Reebok et réalise des oeuvres d’art à base de ses modèles de baskets préférées. 

    oeuvre d'art sneaker

    J’espère que cet article vous a plu, retrouvez les tendances sneaker de l’année dans mon article.

  • Mode & Analyse

    Mode & marketing sensoriel

    Mode & marketing sensoriel

    Le marketing sensoriel : émotions & expériences

    QU’EST CE QUE LE MARKETING SENSORIEL ?

    Mode & marketing sensoriel comment ça marche ? Partie intégrante de l’expérience client, le marketing sensoriel vise à stimuler le consommateur au travers des 5 sens. Susciter des émotions inconscientes en vue d’influencer son comportement en point de vente et ainsi l’inciter à l’achat.

    Alors que le marketing classique n’a qu’une dimension analytique et rationnelle (fonction du produit, réponse à un besoin, adéquation du produit au besoin, …), le marketing sensoriel va combler ces insuffisances en y ajoutant les dimensions sensorielles, émotionnelles, cognitives, comportementales et relationnelles. Accroître le bien-être du consommateur et intégrer les perceptions humaines dans la stratégie marketing, en s’attachant sur les expériences vécues, l’adéquation attentes / produit, vont ainsi permettre aux marques de se différencier.

    En raison d’une offre concurrentielle toujours plus abondante et uniformisée, les marques & enseignes doivent se démarquer et élaborer une stratégie marketing sensoriel incarnant valeurs et identité au travers des sens que sont : la vue, le toucher, l’odorat, le goût et l’ouïe. Attirer le consommateur, procurer du plaisir et valoriser les produits pour ensuite, le fidéliser. Les marques vont alors pouvoir renforcer leur identité et positionnement dans l’inconscient collectif et ainsi toucher les sensibilités des consommateurs sans qu’ils ne le perçoivent directement. (reportage sur le marketing sensoriel)

    Tendances du marché : Mode & marketing sensoriel

    Il est indispensable aujourd’hui de vendre non seulement les produits mais surtout le concept qui les englobe. Les marques de Mode incarnent aujourd’hui cette notion conceptuelle à 360 degrés. Beaucoup plus forte que les simples caractéristiques et fonctionnalités produits, les marques racontent une histoire, leur histoire !

    Toucher les clients en proposant une expérience singulière, interactive et relationnelle sur les points de vente. Créer des émotions positives, en stimulant un maximum de sens successivement ou simultanément et en cohérence avec les produits, afin de favoriser le processus émotionnel d’achat en vue de s’ancrer durablement dans la mémoire des consommateurs.

    Pour répondre à l’évolution des attentes des consommateurs (les Millénials), le marketing sensoriel tend vers une évolution de personnalisation de l’expérience grâce à la digitalisation (réalité augmentée, écrans tactiles, …).

    L’enjeu majeur est de communiquer directement avec le cerveau des consommateurs & ainsi induire leur comportement.

    COMMENT FONCTIONNE NOTRE CERVEAU ? 

    fonctionnement cerveau

    Le cerveau est composé de 3 parties distinctes, avec des fonctions et un impact différent sur la prise de décision. Pour toucher inconsciemment les consommateurs, il faut comprendre comment les distinguer et quelles sont leurs particularités :    

    • Reptilienne : Partie primitive du cerveau, centre de décision qui gère   les fonctions vitales corporelles et le comportement instinctif. La  prise de décision est rapide et prédomine sur les autres parties cérébrales.
    • Limbique : Cette partie du cerveau gère toute la mémoire et les émotions. On y retrouve tous les liens affectifs liés aux émotions et aux souvenirs.
    • Néocortex : Partie analytique du cerveau, elles est la plus évoluée et permet de rationaliser les décisions et actions. Néanmoins elle est plus lente dans la prise de décision et ne prévaut pas sur la partie reptilienne.

    PAR QUELS MOYENS LE STIMULER ?

    Pour solliciter le cerveau de manière efficace, 6 stimuli sont indispensables. L’idéal est de les considérer comme complémentaires et inter-dépendants.

    • Visuels (stimuli reptilien) : La vue est le sens le plus sollicité et permet d’appréhender le monde qui nous entoure. Les stimulis visuels sont donc des messages envoyés directement au cerveau instinctif et permettent de générer une réaction immédiate.
    • Contrastes (stimuli reptilien) : Contraster permet de mettre en évidence et accentuer. Instinctivement le message, l’information est transmise au cerveau.
    • Emphase début et fin (stimuli reptilien) : Le degré d’attention cérébrale se concentre naturellement sur le début et la fin du message, entre temps le cerveau s’économise et le degré d’attention est faible. C’est pourquoi, les informations à transmettre doivent se situer au début et à la fin de l’expérience, que se soit un message auditif, gustatif, visuel, …
    • Parler à l’égo (stimuli limbique) : Toujours en quête d’assouvissement de ses besoins (Pyramide de MASLOW : Besoins Survie, Sécurité, Socialisation, Estime et Accomplissement), l’être humain est égocentrique et a besoin d’être au centre de la relation avec la marque.
    • Emotions (stimuli limbique) : La création d’émotions, de sentiments, de ressentis possède un fort pouvoir d’influence comportementale.
    • Être tangible (stimuli néocortex) : Afin de prendre une décision, le cerveau a besoin de rationaliser la situation, c’est pourquoi, s’appuyer sur des arguments commerciaux solides et incontestables, notamment pour des produits au coût élevé est nécessaire.

    Mixer les stimulations cérébrales (instinctives, émotionnelles et analytiques) pour augmenter l’efficacité du message.

    COMMENT ACTIVER LA Décision d'achat ?

    L'instinct de survie

    Solliciter l’instinct de survie des consommateurs comme élément de persuasion est un volet essentiel de la stratégie marketing sensoriel. 

    Jouer sur la peur de perdre :

    • Marketing de la rareté parfaitement maitrisé par la marque ADIDAS et son modèle iconique STAN SMITH en 2013 incite le consommateur à acheter dès qu’il en a la possibilité (les points de vente étaient la plupart du temps en SOLD OUT)
    • ZARA, par exemple avec ses mini-collections qui sont très régulièrement renouvelées a bien intégré cette démarche pour motiver et justifier les achats d’impulsion.

    Aussi, projeter le consommateur dans le futur avec un bénéfice agréable fait directement appel au cerveau reptilien.

    • GEOX,  « la chaussure qui respire » (bénéfice du produit, fraicheur odorante des chaussures)

    Les émotions

    Elles sont subjectives et au coeur de l’acte d’achat. En suscitant des émotions comme moyen pour contraster, exprimer les raisons d’achats et les bénéfices liés au produit, elles vont pouvoir générer un sentiment favorable à la marque, à l’impulsion d’achat et à la mémorisation. L’objet n’est plus de vendre les fonctions du produit mais les bénéfices qui s’y rattachent. 

    Un consommateur va adhérer à une offre, si on lui fait “rêver” d’un futur plus sexy, plus vendeur… même si cela tient plus de la promesse que de la réalité.

    • En parfumerie, les marques rivalisent à grand coup de campagnes publicitaires toujours plus glamour et sensuelle afin de vendre leurs fragrances mais surtout de faire rêver sur les bénéfices post-achat (Exemple : Campagne de communication du parfum One Million de Paco Rabanne, claquement de doigts pour obtenir tous ces fantasmes).
    campagne pub taco rabane one million Mode & marketing sensoriel

    La mémorisation

    ouverture canette coca-cola Mode & marketing sensoriel

    Pour qu’une marque soit assimilée par le cerveau des consommateurs, 3 points dominants :

    • Le storytelling : l’histoire autour du produit, de la marque est puissante. Les récits font appel aux souvenirs, aux émotions, aux sentiments et sont donc mieux mémorisés que les faits. L’histoire crée donc une empathie pour la marque et l’identification du consommateur selon ses propres valeurs.
    • L’accumulation : En merchandising, montrer les produits par 3 augmente leur capacité à être mémorisés (source : Livre The buying brain de  A. K. Pradeep).
    • Signature iconique neurologique : C’est l’élément sensoriel le plus signifiant dans l’utilisation du produit et va donc permettre d’être mémorisé durablement. (Exemple : Le bruit lors de l’ouverture d’une canette de Coca-Cola : sentiment de fraicheur et de rafraîchissement

    Mobiliser l’instinct de survie & les émotions du consommateur pour le diriger dans le processus émotionnel d’achat.  

    Le processus émotionnel d'achat

    processus achat émotionnel : mode & marketing sensoriel

    Sous le coup d’une forte émotion, l’humain agit de façon impulsive et spontanée, sans s’appuyer sur ses capacités de raisonnement.        

    C’est la théorie comportementale coopérative du donnant-donnantLe point de vente vise à donner du bien-être au consommateur avec la notion expérientielle. Instinctivement le consommateur se sent redevable d’éprouver des émotions positives et va donc chercher à remercier en donnant à son tour. Il n’a d’autres moyens pour remercier que d’acheter. Lors de son expérience en point de vente, le consommateur tend à être placé dans les meilleures conditions, afin qu’il éprouve des sensations agréables, un sentiment de bien-être. Les marques et enseignes ont donc tout intérêt à appréhender les moyens qui permettront de favoriser ses émotions positives.

    Les marques doivent par conséquent, porter une attention particulière aux motivations d’achat liées à leurs produits afin d’intégrer à leur stratégie marketing les émotions relatives. Selon les motivations (image, sensation de manque, …), la stratégie va différer.

    Stimuler les 5 sens est le moyen le plus efficace
    pour provoquer des émotions positives & inciter à l’achat.

    Comment provoquer l'émotion ?

    Le marketing visuel

    La vue est le sens auquel nous accordons le plus d’importance, c’est un besoin existentiel. Selon Maslow, une fois les besoins primaires assouvis, c’est la quête du « beau » qui prime. Constamment sollicité, ce sens nous permet d’apprécier l’apparence, les couleurs, les matières et ainsi s’imprégner d’un univers. A savoir qu’un individu perçoit entre 2500 et 3000 messages publicitaires par jour. Il est donc extrêmement difficile de se démarquer. C’est sur ce sens que s’appuie principalement le merchandising.

    Les moyens utilisés par les enseignes peuvent être catégorisés en 3 parties : 

    • Eléments extérieurs : Emplacement, Devantures, Vitrines, … qui ont pour but de rendre attractif le point de vente et d’inciter les chalands à entrer pour continuer l’expérience.
    • Eléments intérieurs : Eclairages, Décorations intérieure, Mobilier, Portants, produits, Equipe de vente = ambassadeurs, … qui doivent inciter le consommateur à passer à l’achat. 
    • Eléments digitaux : les écrans sont aussi un outil du marketing visuel et doivent être pensés comme support à l’expérience en point de vente. 

    Les objectifs

    • Création d’une identité visuelle et émotionnelle
    • Facteur d’ambiance et de différenciation : théatralisation et mise en scène pour projeter le consommateur dans le post-achat
    • Développer l’attractivité du point de vente

    Les avantages 

    • Premier contact
    • Vecteur de communication et d’image de marque
    • Premier point de différenciation par rapport aux concurrents

    Le marketing Olfactif

    L’odorat a le pouvoir de projeter dans le passé, en stimulant les souvenirs et en créant une connexion d’association, odeur et mémoire sur le long terme via la partie limbique du cerveau.

    L’utilisation de ce sens permet de toucher subtilement le consommateur qui va inconsciemment juxtaposer odeur, expérience en point de vente et marque. C’est pourquoi bon nombre de marques cherchent à renforcer leur image de marque grâce au « logolf » (logo olfactif), qui est, d’ailleurs un moyen de fidélisation redoutable s’il est adapté au public cible ainsi qu’à l’image de la marque. Souvent vecteur de bien-être, le marketing olfactif permet de dégager des émotions positives chez le consommateur et donc de favoriser le processus d’achat émotionnel.

    A savoir que selon Marlène Duretz (journaliste) « Dans 75% des cas, le client ne perçoit pas spontanément le parfum. ».

    Le marketing olfactif se décline en plusieurs volets :

    • Diffusion d’un parfum d’ambiance : congruence produit / positionnement / public cible
    • Mise en valeur de l’odeur naturelle du produit (exemple : le cuir)
    • Parfumer une certaine catégorie de produits (exemple : Catalogues, produits en promotion, …)

    Les objectifs

    • Impact émotionnel : brouille la notion du temps, modifie la perception visuelle et gustative
    • Identification inconsciente
    • Identité de la marque
    • Attractivité : création d’une atmosphère qui va se lier instantanément avec le marketing visuel

    Les avantages

    • Augmentation du temps passé dans le point de vente
    • Créer une connexion neurologique entre la point de vente, la marque et l’odeur
    • Evocateur d’émotions : levier de fidélisation redoutable

    Le marketing tactile

    Alors que l’odorat fait appel au passé, le toucher s’inscrit plutôt dans le futur et s’associe naturellement avec la vue. Puisque si l’oeil humain ne détecte pas les différences thermiques (à l’instar de certains animaux comme le serpent), il est capable de différencier les matières et se fait sa propre idée instantanée du produit. C’est pourquoi, le toucher, dans la décision d’achat est prédominant, surtout dans le domaine de la mode. 

    En effet, par exemple un pull qui gratte, … la majorité des consommateurs y sont sensibles. Au delà de cette notion, le marketing tactile est considéré comme un outil puissant dans la décision d’achat.

    Le fait de toucher les produits procure au consommateur une sensation de satisfaction et de bien-être. Il peut se projeter dans le futur, lorsqu’il aura acquis le produit, il éprouve donc une émotion, puisqu’il va s‘approprier le produit et développer son imaginaire autour (comment associer ce produit avec ce qu’il possède déjà …).

    On distingue 2 types de marketing tactile :

    • Toucher instrumental : Vise à obtenir plus d’informations sensorielles
    • Toucher autotélique : Recherche une sensation de satisfaction (exemple : toucher de la fourrure, …)

    Les objectifs

    • Impact émotionnel : Recherche pour le consommateur d’une sensation de bien-être
    • Créer une relation entre le produit et le consommateur avant achat

    Les avantages

    • Permet de créer entre le consommateur et le produit, proximité et projection dans le futur
    • Pour la marque c’est la notion d’accessibilité qui est mise en avant

    Le marketing tactile joue sur la manière dont le produit est perçu, en associant les matières pour donner un effet technique au produit, et par conséquent va le rendre plus performant donc plus qualitatif.

    Enfin, grâce aux évolutions technologiques, la tendance est aux points de vente connectés via les écrans tactiles. En complément des équipes de vente, ils informent le consommateur sur les caractéristiques techniques, jaugent la satisfaction de l’expérience en point de vente, … et rendent la relation client interactive.

    Le marketing auditif

    L’ouïe est un sens incontournable. Le marketing auditif / sonore doit incarner la marque, ses valeurs et son identité. C’est une partie de la signature neurologique iconique. Le client doit pouvoir être en mesure de reconnaitre rapidement la marque et surtout de la différencier de ses concurrents.

    Créer une atmosphère positive grâce au marketing auditif permet de modifier la perception du temps pour le consommateur, qui va inconsciemment rester plus longtemps.

    La musique plutôt douce et lente incite à la flânerie alors qu’une musique rythmée crée une dynamique. De même que, pour créer une symbiose avec les consommateurs certaines marques s’appuient sur la fréquence des battements du coeur pour rythmer la musique diffusée et ainsi générer une empathie naturelle qui incite à l’achat.

    Cependant, le marketing auditif prend en compte des paramètres plus larges. Ainsi, le son des produits est évocateur d’émotions (exemple : Talons évocateurs de féminité, …).

    La voix, l’intonation, le vocabulaire utilisé par les équipes de vente entre aussi en jeu. Un vendeur qui va parler avec un langage soutenu et une voix presque chuchotée va dégager une image de confidentialité, luxe, donc qualité et technicité des produits … Au contraire un vendeur qui va parler de manière plus courante va mettre en valeur une notion de proximité et d’identification du consommateur. En fonction du positionnement de la marque, le vocabulaire utilisé doit être adapté au public cible et à ses attentes.

    Les objectifs

    • Affectif : Créer des émotions positives
    • Comportementaux : flânerie ou au contraire dynamisme, modifier la perception du temps
    • Renforcer l’identité de marque et l’identification du consommateur
    • Créer une ambiance globale

    Les avantages

    • Augmenter la sensation de plaisir et le temps passé en boutique (Accroissement du temps passé de de 18%)

    Le marketing gustatif

    Utilisation du goût pour vendre, … consiste à faire goûter un produit et inciter à sa vente. Très utilisée en grande distribution, cette stratégie est souvent accompagnée de réduction.

    Néanmoins, dans le domaine de la mode, le marketing gustatif est sollicité, notamment pour des événements ou dans des boutiques de luxe en proposant un café. Autour de gourmandises, les clientes se retrouvent pour un moment privilégié dans le point de vente pour découvrir la nouvelle collection, une collaboration, ou un nouveau service.

    Dans cette optique, le choix des produits à gouter est déterminant pour l’image de la marque. Ils doivent répondre aux tendances gustatives, qu’ils soient beaux et qu’ils sentent bon. Le marketing gustatif est donc très souvent en corrélation avec les autres volets du marketing sensoriel.

    Par exemple :

      • La griffe de joaillerie MAUBOUSSIN a installé une fontaine en chocolat dans l’une de ses plus prestigieuse boutique
      • Dans certaines boutiques de luxe, un café est proposé et insiste donc sur le sentiment de privilège des consommateurs

    Les objectifs

    • Expérience et sentiment de privilège : Un client se sentant privilégié, reconnu sera plus enclin à dépenser (processus émotionnel d’achat).

    Les avantages

    • Jouer sur la gourmandise et le plaisir
    • Créer un lien, un sentiment d’appartenance

    ce qu'il faut retenir ...

    Le marketing sensoriel vise à favoriser les achats impulsifs en générant des émotions positives en vue de créer un sentiment favorable à la marque, aux produits, au point de vente au moyen de stimuli sensoriels.

    Mode & Marketing Visuel
    • Premier contact avec le consommateur : notion d’attractivité
    • Fonction d’identification, facteur d’ambiance et de différenciation
    • Concept de merchandising
    Mode & Marketing olfactif
    • Impact émotionnel puissant : référence au passé 
    • Pouvoir de modifications perceptives (visuelles, gustatives, tactiles)
    • Pouvoir de mémorisation sur le long terme
    Mode & Marketing gustatif
    • Impact sur les sentiments d’appartenance et de privilège
    Mode & Marketing tactile
    • Indispensable à l’achat en point de vente et avantage sur le e-commerce
    • Impact émotionnel : recherche pour le consommateur d’une sensation de bien-être
    • Relation produit / consommateur avant achat : notion d’accessibilité et projection temporelle 
    Mode & Marketing auditif
    • Influence sur le comportement 
    • Influence la perception temporelle
    • Renforce l’identité
    Mode & Marketing sensoriel, être efficace :
    • Générer des émotions positives pour être mémorisée et inciter à l’acte d’achat
    • Stimuler les zones instinctives du cerveau pour induire un comportement spontané
    • Combiner les stimulis pour maximiser la portée du message
    • Tenir compte de l’inter-dépendance des 5 sens et les travailler de manière à créer une cohérence expérientielle, selon différents facteurs (la marque, les produits, le public cible et le comportement à induire) afin d’optimiser l’expérience client
    • Être singulière pour être facilement identifiable et différer de la concurrence

    J'espère que cet article vous aura aidé à apprivoiser
    la notion de Mode & marketing sensoriel et que vous serez plus attentifs
    aux méthodes des marques pour vous faire consommer toujours plus ! N'hésitez pas à partager votre avis, vos experiences ...